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Pas facile de présenter le Cracking
sans parler de ce qui va autour. J'espère que vous pardonnerez
les oublis.
Cassons les idées reçues.
Cracking et justice.
Premières définitions.
Les différents types
de cracks possibles.
Véhiculer la connaissance.
La scéne, les "gurus"
et classification.
Le mythe du logiciel
incrackable.
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| Cassons
les idées reçues |
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La première
chose est de croire qu'un cracker est un pirate ( déjà là, ça
va plus ) qui a les derniers logiciels "à la mode" et qu'il
fait le commerce de ceux-ci...
Il est clair qu'il y a méconnaissance
complète du Cracking. Il est évident qu'il y a des personnes
qui mettent leurs talents à tirer un avantage financier d'un
logiciel cracké, mais cela ne représente en aucune façon la
scène du Cracking. Généralement, les diffuseurs de logiciels
crackés ou piratés ( copies ) sont des réseaux bien organisés.
Pour ceux qui se mettent "à leurs comptes", ils ne font pas
long feu et se font toujours avoir par délation, gourmandise
ou stupidité.
Risquer jusqu'à 2 ans de prison et
1.000.000 FF ( faites le calcul en Euros ) d'amende parce que
l'on croit qu'on va faire fortune, c'est un peu trop cher payé
à mon avis.
Donc, pour revenir aux Crackers sans
faire de généralité, on peut dire que le profil est à peu près
le suivant : homme, moyenne d'âge 25-26 ans, études supérieures.
Evidemment, on trouve des exceptions... Pour ceux que cela intéresse,
allez sur le site de Falcon,
qui propose d'établir une statistique.
Bref, à part Neural Noise ( est-ce un bluff ?
), le WiA et moi-même, les personnes de la gente féminine restent
ultra-minoritaires...
La philosophie
du Cracking est basée sur le libre échange d'informations et
la gratuité des choses produites. On est loin des sites Warez
"professionnels" qui vous demandent softs en download ou argent
pour des uploads... Enfin, avec Kazaa et autres peer-to-peer,
la donne a un peu changé.
Les groupes
de Crackers proposent leurs productions de façon gratuite, en
essayant de surfer sur la loi. En France, les choses sont claires.
( regardez la rubrique ci-dessous. )
Pour les Crackers que je connais,
la chose veut qu'il y ait une orientation progressive du pur
déplombage de logiciels vers le challenge. Ainsi, sans vraiment
abandonner complètement l'étude des logiciels commerciaux quand
ceux-ci présentent une protection peu évidente, on passe assez
vite aux crackmes pour trouver un réel moyen de progresser.
Vous pouvez passer toute votre vie de Cracker 32 Bits à casser
des test eax, eax ou des cmp eax, ebx, pour faire du chiffre
en terme de logiciels déplombés mais vous n'apprendrez rien.
Et cela risque de devenir très lassant.
De plus comme
je l'explique plus loin, les utilisateurs de vos cracks se fichent
complètement de votre personne.
Si le syndrôme "je suis Peter Parker
mais personne ne sait que je suis Spider-Man" vous permet de
tenir dans cette optique, eh bien soit ! A vous de voir.
Si votre but est de cracker pour
améliorer votre ego, ça risque d'être le désenchantement complet.
Vous n'aurez pas de "public".
Je parle de ça, car on voit fleurir
une multitude de personnes sur les forums avec toujours la même
question :
"comment devenir hacker ?", "qui
veut être mon mentor pour le hack ?" ( il a trop vu L'empire
contre-attaque celui-là : ) , "comment hacker une bal ?", etc.
A croire que le summum de l'épanouissement personnel
serait d'avoir ces "15 minutes de célébrité" pour avoir paralysé
YAHOO ou AMAZON pendant 1 heure...
Le Cracking, c'est moins "prestigieux"...
même si le nombre de grosses entreprises, ayant parfaitement
les moyens de se payer des licences et de particuliers, qui
se servent de keygens, cracks... ne diminuent pas.
Connaissez-vous
Dimedrol du groupe CORE ? Non ? Et pourtant, il
n'y a pas si longtemps c'était le nom que vous aviez vu sur
le Keygen pour CloneCD que vous avez utilisé. Et avant qu'une
multitude de personnes ne repompent les routines, il a cassé
un gros tabou de la scène : "qui sera capable de keygenner
ce logiciel ?"
Vous avez compris ?
Alors êtes-vous bien sûr de vouloir apprendre
le Cracking ?
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| Cracking
et justice |
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D'un point
de vu pénal, voici un échantillonnage des textes qui nous concernent.
Art. L.122-6-1.II.
La personne ayant le droit d'utiliser le logiciel peut faire
une copie de sauvegarde lorsque celle-ci est nécessaire pour
préserver l'utilisation du logiciel.
Art. L.122-6-1.III.
La personne ayant le droit d'utiliser le logiciel peut sans
l'autorisation de l'auteur observer, étudier ou tester le fonctionnement
de ce logiciel afin de déterminer les idées et principes qui
sont à la base de n'importe quel élément du logiciel lorsqu'elle
effectue toute opération de chargement, d'affichage, d'exécution,
de transmission ou de stockage du logiciel qu'elle est en droit
d'effectuer.
Art. L. 122-6-2.
Toute publicité ou notice d'utilisation relative aux moyens
permettant la suppression ou la neutralisation de tout dispositif
technique protegeant un logiciel doit mentionner que l'utilisation
illicite de ces moyens est passible des sanctions prévues en
cas de contrefaçon. Un decret en Conseil d'Etat fixera les conditions
d'application du present article.
Art. L. 335-2.
Toute édition d'ecrits, de composition musicale, de dessin,
de peinture ou de toute autre production imprimée ou gravée
en entier ou en partie, au mépris des lois et règlements relatifs
à la proprièté des auteurs, est une contrefaçon ; et toute contrefaçon
est un delit. La contrefaçon en France d'ouvrages publies en
France ou à l'etranger est punie de deux ans d'emprisonnement
et de 1.000.000F d'amende. Seront punis des mêmes peines le
debit, l'exportation et l'importation des ouvrages contrefaits.
Art. L. 335-3.
Est également un délit de contrefaçon toute reproduction, représentation
ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une œuvre
de l'esprit en violation des droits de l'auteur, tels qu'ils
sont définis et réglementés par la loi. Est également un délit
de contrefaçon la violation de l'un des droits de l'auteur de
logiciel définis à l'article L.122-6.
En clair,
proposer des cracks, serials même en mettant un "Disclaimer"
( avertissement ), ne vous déresponsabilise en aucune façon.
Toutefois, faire une étude du système de protection ne vous
posera pas de problèmes...
Sachez, malgrè tout, que le piratage
informatique ( la contre-façon ) en France s'éléve à ~40 % des
logiciels utilisés ( source BSA ) et que la guerre est rude
contre les producteurs et utilisateurs de copies illicites.
Même si cela n'est pas médiatisé,
les condamnations pour contre-façon ne tombent pas que sur des
réseaux d'étudiants, asiatiques ou de l' Europe de l'Est. L'utilisateur
fou de CloneCD et de sites warez est aussi visé.
En outre,
des organismes font appel à la délation pour contrecarrer la
prolifération de sites "porteurs" de cracks et de listes de
serials... Ainsi, dernièrement, Protools
, qui a juste le malheur de proposer des unpackers et autres
outils de cracking, s'est retrouvé attaqué par TrialWare.
Ce dernier, d'ailleurs, se targue
d'avoir fait sauter le site de "Keygen studio" d'Hambo
et de bien d'autres dont la liste est proposée
à la lecture comme autant de trophées...
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| Premières
définitions |
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API ( Application
programming Interface )
Les API sont des fonctions
du système d'exploitation servant de liens entre celui-ci et
le matériel de l'ordinateur. Les API sont contenues dans des
bibliothéques de fonctions ( DLL ). Ex : kernel32.dll, user32.dll,
gdi32.dll, etc. Pour plus d'informations, lisez les tutoriaux
d'Iczelion sur MASM32, dont Morgatte a fait une bonne traduction,
disponible sur le site de Christal ( voir section liens
)
Les API remplacent les Interruptions
du DOS.
ASM
L'abbréviation donné au langage
assembleur, base du cracking.
Astalavista
La 1ère fois que je l'ai vu marché, c'était en
1998. Depuis lors, il continue à tourner...
Le moteur "à cracks" est défini sournoisement
"moteur de sécurité". On y retrouve essentiellement les productions
de groupes. ( TMG, TNO, etc )...
Base de registre
Avec Windows 3.1 / 3.11, les informations
de configuration d'un programme étaient stockées dans un fichier
INI. Avec l'arrivée de Windows95 et NT, ces informations peuvent
être placées dans la base de registre. Celles-ci sont placées
dans des registres et prennent le nom de "clés".
La manipulation de la base de registre
est assez dangereuse car Windows y place aussi ses propres informations.
Vous pouvez donc planter le système et devoir réinstaller Windows
en cas d'erreur.
Toutefois, nous nous limiterons généralement
aux registres propres aux programmes :
HKEY_CURRENT_USER\Software
HKEY_LOCAL_MACHINE\Software
La base des registres est accessibles avec le
programme Regedit de Windows.
BBS
Le terme de "Bulletin Board System" n'est pas
vraiment utile pour nous mais au détour d'un tutorial, vous
pouvez le trouvez. Un BBS est un serveur tout bête, accessible
avec un modem.
Béta-Testing
Le béta-testing est l'action de contrôler qu'un
programme fonctionne bien dans toutes ses fonctionnalités. On
utilise ce terme dans le cracking pour faire référence au test
du programme déplombé. En effet, nul n'est à l'abris d'avoir
oublié une protection ou d'avoir voulu faire trop vite. Dans
la rubrique explications / bases, je vous
donne une liste très sommaire de contrôles rapides à faire,
pour être quasi-sûr que le programme est bien déplombé.
Dans le cas de certains groupes,
le béta-testing est donné quelquefois aux trial members....
Contre-mesure
La contre-mesure est la technique servant à tenter
de stopper le cracker dans son action.
Crackme
Le crackme est un prog qui ne comporte qu'une
protection et dont le principal but est d'améliorer vos connaissances...
L'entraînement facilite la compréhension. Dans le même ordre
d'idée, vous avez les reversemes et les toolsmes... La section
liens comporte
l'adresse d'un site collecteur de crackmes.
Dead listing
Le dead listing est la première technique pour
cracker un programme que l'on apprend. La méthode est simple
: on désassemble notre programme et on recherche les routines
de protection pour les étudier.
Dump
Le dump est le fait d'écrire un executable, une
DLL... ou une partie de son code de la mémoire vive vers le
disque. Ce procédé sert généralement à finaliser un "manual
unpacking".
Elite ou
"+"
Le terme d'Elite ne date pas d'hier mais le terme
dans le Cracking n'est pas trop utilisé. Pour les personnes
ayant marqué significativement le Cracking, on préfére leur
adjoindre un "+" devant ou après leur pseudo... De là vient,
+Frog's Print, Fravia+, +ORC, +Aescalapius, etc.
Live approach
Le live approach est la méthode que l'on apprend
après le dead listing. La technique est simple, on suit le programme
pas-à-pas à l'aide d'un debugger. On peut localiser les routines
de protection en posant des breakpoints ( points d'arrêt ) sur
des actions spécifiques du programme. ( ex : récupération d'un
mot tapé dans une boite de dialogue, afin de trouver un serial,
etc. )
Manual unpacking
Le manual unpacking est une opération
qui consiste à enlever le cryptage et/ou la compression d'un
executable, une DLL...à l'aide de ses propres moyens. ( debugger
+ dumper )
Mixed case
La chose que vous ne verrez jamais en cracking
sauf par des "Wannabes". Le mixed case est, du moins, était
un mode de rédaction de textes, afin que l'on devine le contenu
sans l'avoir lu.
( texte normal ) Bonjour et bienvenue
dans le monde du cracking.
( mixed case ) bOn1our 3t B13v3Nu3
d4Ns l3 MonD3 dU cR4cK1nG.
Newbies
Littérallement, "débutants".
Packer, crypter
et protecter
Voir la section protection.
PE Header
Le PE ou Portable Executable est
un format de fichier pour Windows 95, 98,etc. Le PE Header est
l'en-tête qui définit l'éxécutable dans sa structure.
Trial member(
s )
On ne rentre pas directement dans
un groupe avant d'avoir fait ses preuves. Après acceptation
de votre présence dans le travail du groupe, vous devez passer
un moment comme trial member afin de voir si vous êtes apte
à fournir une certaine régularité et qualité dans votre participation.
Reverse Engeenering
C'est la version "noble" du Cracking.
Le R.E ne va pas chercher à déplomber une protection mais à
étudier un logiciel afin d'y apporter de nouvelles fonctionnalités.
Ainsi, peut-on trouver une version revisitée par Cold Coder
et Harlequin de W32Dasm où vous pouvez ajouter des commentaires
au listing de la fenêtre et les sauvegarder, ainsi que de patcher
directement le programme que W32dasm vient de désassembler.
On parle ainsi de reversers.
Unpacker
L'unpacker est un outil servant à enlever le
cryptage et/ou la compression d'un exécutable, DLL... quand
celui-ci est protégé par un packer, un crypteur ou un protecteur.
L'unpacker peut être spécifique à une protection ou à plusieurs.
( dans ce dernier cas, on parle de generic unpacker ; comme
procdump, Generic Unpacker de C. Gabler/UG )
Wannabe(
e )
Terme péjoratif s'appliquant à celui qui voudrait
être ce qu'il prétend mais qui ne l'est pas.
Warez
Ce mot n'est pas, à mon avis, liable au Cracking.
Toutefois, on le retrouve très souvent associé avec crack...
Le warez est un terme utilisé au début de la transmission de
logiciels piratés par réseaux télématiques. Le "z" n'est pas
une erreur mais un moyen rapide d'identifier la nature de la
marchandise ( ware ). Une autre explication vient du fait que
"warez" devient "zeraw" ( zéro ) à l'envers, ce qui ferait allusion
à la gratuité des choses proposées.
Ainsi, le terme warez fait référence
à tout endroit ( sites, ftp, etc ) où vous pouvez trouver des
logiciels copiés ou crackés et reconstruits, cela sans l'accord
de l'auteur évidemment. De même, vous pouvez trouvez les termes
de Filez ( pour les fichiers ), MP3z ( ... ) , Appz ( applications
), gamez ( jeux ) et aussi Crackz ( là, ça fait trop. ).
Zen Cracking,
( we feel the code : )
Le zen cracking, c'est "sentir,
s'imprégner du code"... En gros, la philosophie du reverser...
La "zen approach" vous permettra d'atteindre ce stade. ( et
pour certains avec l'aide d'un Martini-Vodka ; )
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| Les
différents types de cracks |
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Le crack
C'est un éxécutable qui va changer des parties
de code du programme, afin de faire sauter la protection.
Le patch
C'est un éxécutable qui va changer des parties
de code du programme, afin de faire de nouvelles choses. ( reverse
engeenering ou changement de caractéristiques fixées dans un
programme : changer tous les textes anglais par leurs traductions
en français, par exemple. )
On se sert aussi du terme "patch"
pour évoquer un "crack".
Le serial
Le serial est le code d'activation d'un logiciel
que vous devez rentrer avec le nom d'utilisateur ( parfois aussi
un nom de société ) correspondant.
Ex : Melle intel / 2579212566
L'unlock
code
Il s'agit juste d'un code à rentrer. Pas de nom
contrairement au serial.
Ex : 326ZE354545
Le keygen
Le keygen est un programme qui va donner le serial
d'un logiciel en fonction du nom rentré.
Le keyfile
C'est un fichier qui contient les infos d'enregistrement
de l'utilisateur. Généralement, son nom et son serial. Le logiciel
teste sa présence, contrôle la véracité de son contenu et en
fonction s'active comme enregistré ou non.
Le regkey
ou reg-code
C'est un fichier qui va placer ou
modifier des informations ( clé(s) ) dans la base des registres.
Le logiciel ira les contrôler pour voir si l'utilsateur est
bien enregistré.
Le keymaker
Bien qu'on se serve aussi du terme impropre de
keygen, le keymaker est normallement associé à la génération
des keyfiles ou des regkeys en fonction du nom que l'on précise.
Le loader
Dans le cas de certains programmes packés et/ou
cryptés, on peut avoir à créer un loader qui va se charger de
lancer le programme et de le cracker après qu'il soit décompressé
et/ou décrypté.
Le trainer
Le trainer s'applique aux patchs pour jeux afin
d'augmenter ou diminuer des caractéristiques de celui-ci : endurance
des personnages, points de vie, etc. A la différence du crack
standard, le trainer patche en mémoire vive ces valeurs.
L'émulateur
Quand le programme nécessite une réelle communication
avec sa protection ( comme pour les dongles, par exemple ),
on peut avoir à créer un émulateur ( en utilisant une DLL, par
exemple ) afin qu'il joue ce rôle. Rare.
Le serializater
J'ai vu ce terme pour faire référence
à un détournement de la fenêtre de texte "Vous avez entré un
mauvais numéro de série" pour renvoyer le bon serial.
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| Véhiculer
la connaissance |
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Le gros avantage
du cracking est qu'il existe un nombre phénoménal de tutoriaux,
cours,etc sur le sujet.Tous les softs à la mode, à l'exception
de CloneCD ( et pour cause ! ), ont eu droit à leur tutorial...
Beaucoup de crackers laissent un nombre plus ou moins importants
de leurs recherches par écrit. La qualité n'est pas toujours
au rendez-vous puisque l'on retrouve essentiellement des cracks
en inversant des sauts mais cela peut s'avérer intéressant afin
de comparer sa solution avec celle d'un ou d'une autre. ; )
Mes tuts s'inscrivent dans cette
mouvance... Ainsi, n'hésitez pas à consulter d'autres tuts,
car le mot d'ordre est "Knowledge is power". Le "Millenium tut"
d'Acidburn/the Analyst constitue un excellent moyen, par exemple,
pour avoir une idée sur les différents cracks réalisables.
Si vous avez
la chance de progresser dans un chemin peu exploré ou d'avoir
une approche originale, sans doute aurez-vous le privilège de
voir retenu votre tut par +Tseph pour figurer dans l'immense
site de +Fravia...
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| La
scène, les "Gurus" et classification |
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Le titre
peut paraitre étrange mais en fait, il faut surtout le voir
avec amusement.
Quand je parle de "Gurus", je fais
mention de ceux qui nous éclairent le chemin sans chercher à
en tirer contre-partie, sauf peut-être, pour certains, une petite
auto-satisfaction ; ) .
Le Cracking
n'est pas un monde fermé. Il est discret, certes, et on peut
comprendre pourquoi, car aborder la sécurisation de logiciels,
dont certains grands groupes font la vente, peut attirer bon
nombres de problèmes. Parler de cracking n'est pas répréhensible
mais faut pas pousser non plus.
Le prosélytisme et l'apologie n'apporterait
pas grand chose de bon et on aurait sans doute la modification
et le durcissement de certaines lois...
Donc, le
cracking est défini avec le terme de "scène"... tout comme le
hacking, je crois.
Ainsi, on parle de "scène française",
de "scène internationale", etc.
Ces scènes sont très actives au travers de groupes,
de forums, de sites et de challenges...
D'un point de vu international, la France ne
se porte pas si mal. En effet, nous avons dans nos rangs des
"théoriciens" comme +Frog's Print, créateur de Frogsice. +Tseph
est francophone et Acidburn/The Analyst a ouvert des voies intéressantes
dans le cracking et surtout dans le transfert de connaissances
en français, notamment sur le keygenning... Lucifer48 est membre
du mythique Phrozen Crew.
Voilà pour nous ( et j'en oublie ; notamment
Christal, Teeji, Tamambolo, Pulsar, Brénuche, Lutin Noir...
)
Je m'arrête là avant de tomber dans
le "people"...
La scène européenne ne se porte pas mal non plus.
Certains pays, comme l'Allemagne et les pays de l'Est, "sont
spécialisés" dans les protections type Packers... On citera
le groupe Unpacking Gods ( UG ), Y0da... L'Espagne se caractérise
par son groupe Whiskey Kon Tekila ( WkT ) et son cracking plutôt
standard mais intéressant.
Et enfin la Finlande... Je m'arrête
donc là pour aborder le cas +ORC...
Certes, sa nationalité reste indéterminée
mais beaucoup le localise au pays d'un autre personnage
d'importance : Linus Torvald, le
créateur du noyau de Linux...
Pourquoi êtes-vous sûr de croiser
un package regroupant les textes de +ORC, un jour ou l'autre
sur le web ?
Pour la bonne raison que c'est l'un des premiers
à avoir laissé une trace écrite du cracking moderne sous windows
32 bits, en transition du 16 bits... Et que beaucoup de newbies
( ils étaient moins nombreux à ce moment que maintenant ; )
) ont utilisé ses tutoriaux comme base pour apprendre le cracking...
Il décrit aussi au travers d'exemple les diverses protections
( time trial, etc ) rencontrées.
Ed!son fut aussi de ces précurseurs mais a été
moins prolifique.
+ORC ( Old
Red Cracker ) a teinté ses tuts d'une "philosophie" personnelle
sur la vision du monde et aussi sur la scène du Cracking en
générale. Je ne dirai pas que le Reversing est né avec lui mais
son "ombre" plane sur cette scène très limitée.
De même, le +HCU ( Academy of R.E
) a défini bon nombre de tutoriaux très poussés sur les domaines
du Reverse Engeenering et du cracking et qui restent toujours
des références. ( vous pouvez d'ailleurs les retrouver sur le
site de +Fravia, voir section liens. )
Après tout
ça, que peut-on dire de la scène du cracking ?
Toujours en quête de challenges,
de défits, visant à démontrer que le terme de protections incrackables
est impossible à tenir longtemps, la scène reste active, mais
des tabous sont malgrè tout présents.
Le keygenning de CloneCD en autre,
reste l'affaire de quelques personnes "se comptant sur les doigts
d'une main attrocement mutilée".
Et le débutant
dans tout ça ? Reste-t-on des newbies pour passer directement
au stade d'Elite après avoir révolutionné le Cracking...?
La classification des compétences en Cracking
n'est pas très distincte. Nous avons le terme d'Elite avec son
préfixe "+" mais pour le reste, c'est assez dur à préciser...
Nombreux tuts que vous trouverez
chez +Fravia, mentionne 4 catégories :
- Beginner
- Intermediate
- Advanced
- Expert
Ce qu'il
faut comprendre quand on commence le Cracking est que, rapidement,
on tombe dans le syndrôme du "avec mon W32Dasm, je peux tout
cracker...". On reste sur un petit nuage et on passe sous silence
les quelques logiciels que l'on a croisé et que le désassembleur
n'a pas su traiter...
Ainsi, on voit fleurir une multitude
de sites proposant des cracks de quelques logiciels à la mode
dont la protection est simple ( Acdsee, Winrar, etc. ) et une
foule d'autres sharewares complètement inconnus.
C'est sûr que pour le profane qui
ne connait pas le Cracking, on peut penser être tombé sur un
"expert"... L'amour propre s'en trouve gonflé, surtout quand
on reçoit les premiers mails d'inconnus demandant de cracker
tel ou tel trucs...
Et puis vient le temps de Softice
dont l'utilisation s'avère au début déroutante jusqu'à ce que
l'on ait l'éclair de compréhension et que rapidement, on sorte
les breakpoints par coeur et que l'on trace dans le code comme
si c'était un don naturel.
Vu le pas que l'on vient de faire, on pense être
sorti de la catégorie de "Débutant"...mais là encore, on se
retrouve toujours bloqué par des softs... Alors vient le temps
du "quitte ou double" et c'est généralement là que l'on voit
disparaître des pseudos, des auteurs de tuts...
Le cap du méchant PE Header arrive à grand pas
!!!
Je crois que c'est à ce moment que
l'on commence à comprendre et surtout à estimer la distance
qui nous sépare des leaders de la scène... et que malgrè nos
fraîches connaissances acquises, qui nous placent déjà un peu
à côté de l'informaticien de base ( on ne pratique pas la même
religion ) , on a un sacré chemin à faire !
Donc, je dirai, en croisant le doigts
pour ne pas faire d'erreurs, que l'on passe le stade de "débutant"
quand on commence à comprendre ce que l'on étudie...
Pas facile à comprendre une définition
aussi générale, n'est-il pas ?
Prenons le
cas des packers puisque c'est là-dessus que je me base... Si
vous avez atteint le stade "intermediate", je dirai que les
packers ne vous posent plus trop de problèmes sauf à quelques
exceptions où les protections anti-crack sont poussées...
Certes, vous y passerez du temps
à unpacker manuellement votre programme et à trouver de la place
pour injecter votre code dans l'éxecutable, mais concrètement,
vous n'aurez besoin d'aide que si la routine est "vicieuse".
( PE-Protect, ASProtect... )
Le stade
"advanced" est, je pense, le moment où vous pourrez vous défaire
d'une protection type packer et sortir une solution spécifique,
par exemple : générer un unpacker à ce packer...
Le stade
"expert" est le stade ultime où vous pourrez appliquer des solutions
globales pour traiter un type de protections : unpacker générique,
IAT rebuilder : Revirgin de +Tseph, Anti-Antidebugging : Frogsice
de +Frog's Print, etc. Naturellement, cela fera depuis un bon
moment que vous "feel the code" ( non, je ne suis pas J.C "
aware" Van Dammes. ) et que le Reverse Engeenering pourra s'avérer
une solution dans certains problèmes...
Peut-être
certains voient cette classification de façon différente mais
je pense qu'il seront tous d'accord pour dire que le terme "Newbies"
n'est pas péjoratif puisque tout le monde l'a connu et
que malgrè tout, nous restons tous des Débutants face à de nouvelles
contre-mesures. C'est le temps de réaction et de visualisation
de la protection qui diffère.
Ainsi, pour
progresser, il faudra lire, communiquer et s'interroger... et
pour ça, la communauté du Cracking est très forte.
N'oubliez pas que le temps de réactions de milliers
de personnes fait que, quand une protection est déclarée comme
inviolable, c'est une "armée" de personnes qui cherchent à être
les premières à tordre le coup à ce discours.
Le cas de Tomb Raider III dont on a médiatisé
la sortie et le fait que l'on ne pouvait le copier, s'est retrouvé
mal en point quand 3 jours plus tard, le premier tut démontait
point par point l'astuce...
De même, dernièrement, Aspack 2.12 fut proposé
en shareware et Y0da a réagi dans la foulée en faisant, le lendemain,
une release de son unpacker Aspackdie incluant cette version
d'Aspack...
Je ne pense
pas être suffisament égocentrique pour vous conseiller une philosophie.
Toutefois, n'oubliez pas les choses suivantes :
- on ne finit jamais d'apprendre.
- se définir comme Cracker qu'au
travers de ce que l'on communique et non sur le nombre de cracks
que l'on a réalisé. ( de toute façon, Ivanopulo fera toujours
plus que vous ! )
- toujours chercher de nouveaux challenges.
et surtout n'oubliez pas que si vous basez votre
vanité ( masculine : ) à vous faire connaître comme crackeur
de logiciels auprès de vos amis, connaissances ; et bien, vous
ne ferez pas de vieux os dans la boutique ! Et cela surtout
plus par dépit que par l'intervention d'hommes en uniformes
de policiers.
Faites donc votre enquête sur les
utilisateurs de cracks que vous connaissez et vous vous rendrez
bien vite compte, que s'ils peuvent vous citer l'adresse du
site où ils péchent leurs serials, cracks, etc., ils seront
incapables de vous dire un seul nom des crackers qui les ont
trouvés ou réalisés !
Que votre crack casse une protection
stupide ou qu'elle dédongle un progiciel, le seul intérêt n'est
pas vous mais le logiciel !
Cela risque donc de froisser grandement
votre amour propre !
La reconnaissance ne vient pas des utilisateurs
mais des autres crackers... alors réfléchissez.
J'ai trouvé un petit texte intéressant
signé TsCube.
|
| Le
mythe du logiciel incrackable |
|
A chaque
nouvelle sortie d'une protection anti-crack, copie, etc, on
l'annonce comme incrackable. C'est assez logique. Pour vendre
une protection, on ne va pas dire, "bonjour, on vient de se
creuser la tête pour produire une protection qui va certainement
être cassée la semaine prochaine...".
Au contraire, il faut jouer sur l'effet
d'annonce ; même si les auditeurs ne sont pas que des éditeurs
de logiciels ; )
Un logiciel
est-il incrackable ? Je dirai que la question est mal posée.
Je la reformulerai plutôt comme : Peut-on tout cracker ?
A cette question, je répondrai qu'en
théorie, oui.
Toutefois, des facteurs comme le
temps et la logique peuvent faire que l'on ne puisse pas cracker
certains logiciels.
En effet, si un shareware est distribué
en version complète mais avec une protection, cela prendra le
temps que ça devra mais vous êtes quasi sûr qu'au moins une
personne trouvera le truc...
Ce fût le cas de CloneCD avec le
problème de sa "Keygennisation" du fait de l'utilisation de
routines de cryptographie avancée....
Malgrè tout,
il reste des zones d'ombres sur une catégorie de protection
: la démo.
Le principe de la démo ( attention, ce terme
est souvent corrompu pour définir un shareware complet
) est de fournir une version shareware d'un logiciel
mais dont certaines fonctionnalités ne sont pas utilisables
( Dance E-jay, etc. ).
A la différence de certains logiciels
dont des fonctions sont désactivées mais qui sont présentes
dans le programme que l'on a sur le disque, la démo a été compilée
sans les routines de code de ces fonctions... Donc vous ne pouvez
pas réactiver ce qui n'est pas présent !
Il vous reste la solution de reconstruire
vous même ces fonctions. C'est ce que l'on nomme le Reverse
Engeenering. Mais le problème reste de taille quand les fonctions
à recréer sont complexes ( sauvegarde sous un format de
fichier spécifique au logiciel... ). Vous n'allez naturellement
pas trouver quelque chose que seul l'auteur connait ! Rien ne
vous empêche de faire le chargement et la sauvegarde avec un
format que vous avez vous-même conçu. Vous avez toutes les chances
de pouvoir mettre un "+" devant votre pseudo, mais en avez-vous
le temps et les connaissances ?
A quoi cela servirait-il de se casser
la tête pour cela si l'on sort une nouvelle version tous les
2 ou 6 mois ? D'autant plus que s'il l'on prend des logiciels
comme Adobe Photoshop, le vol et la transmission des logiciels
par internet est très fréquente !
Certains d'entre vous ont peut-être eu la surprise
de voir Photoshop 5.0 version française en téléchargement, il
y a quelques années, alors que le même logiciel, la même version
et toujours en langue française, sortait 5 mois plus tard dans
le commerce !!! ( c'est pas un éditeur de logiciels, c'est une
taupinière ! )
Toutefois,
le problème du cracking reste de mise pour bon nombre d'auteurs
de sharewares... Je me rappelle avoir lu sur un papier de Christal,
la crainte exprimée sur des forums, d'auteurs de sharewares,
d'être crackés... En voulant constater ce climat, je suis allé
sur Dejanews et j'ai pu m'en rendre compte : "how to stop crackers
?", "is my software secured ?",etc autant de sujet qui montre
que le Cracking fait peur.
Si vous avez le courage de suivre
ces discussions vous verrez que beaucoup d'auteurs préconisent
de distribuer leurs logiciels en version démo, ce qui prouvent
qu'ils ont bien compris le truc... mais le problème reste entier
quand le logiciel ne propose pas beaucoup de choses. On ne va
pas désactiver sa principale et presque unique fonctionnalité,
quand même ?!
Il est amusant aussi de voir que
des sociétés comme Aladin et Hasp, qui vendent des protections
par dongles, viennent faire du prosélytisme en incitant les
personnes du forum à les contacter en proposant une solution
clé-en-main incrackable. Ils oublient de mentionner que le développement
de la relation dongle-logiciel est pour les auteurs ou un de
leurs spécialistes dont le tarif n'est pas mentionné et que
leurs protections sont très loin d'être incrackables !
Pas évidente d'accord, mais si on
ne trouve pas beaucoup de tuts sur le sujet c'est qu'il faut
avant tout avoir la chance de rencontrer un logiciel protégé
par dongle et de pouvoir l'étudier discrètement !
La sécurisation
d'un logiciel est très variable et ne dépend pas dans l'absolu
de sa popularité !
Ainsi, on peut facilement cracker
Winzip, trouver son serial et faire un keygen... alors que vous
allez vous tirer les cheveux sur des logiciels d'auteurs dont
la protection est un capharnaüm monstrueux...
Je m'en rappelle d'un en particulier,
où l'on retrouvait sous W32Dasm, pas moins de 45 "registered
to :" dans tout le programme. J'ai eu un mal terrible à trouver
le bon avec Softice et un espion de fenêtre... A ce niveau,
je préfére encore ne rien avoir du tout : ) Mais la preuve est
faite que certaines "trucs" peuvent fonctionner... Astalavista
ne vous donne pas que des cracks 100 % fiables !
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